Christiane Sauri – Sophrologie & Hypnose, Immeuble LE MILLÉNIUM, 8 rue Aristide Boucicaut, ZAC Bonne Source 11100 Narbonne
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Comment la psychonutrition aide à trouver l’équilibre

On parle souvent d’alimentation équilibrée. Mais quels sont les liens qui l’unissent à un esprit équilibré ? C’est ce que la psychonutrition cherche à établir.

Les neurosciences ont démontré que certains aliments favorisent la croissance des neurones et protègent contre la dépression et l’anxiété. D’autres (gras, sucrés, salés comme ceux qui composent le fast-food) feraient rétrécir certaines parties du cerveau sièges de nos capacités de mémoire. Bien manger serait un moyen de mieux penser.

En outre, il convient de retrouver certaines sensations souvent perdues, comme celle de la satiété qui permet de savoir combien manger, à quel rythme et dans quelles proportions ?

La psychiatrie nutritionnelle pour un développement optimal des neurones

Scientifiques et médecins sont de plus en plus nombreux à établir une connexion entre ce que nous mangeons et la santé de notre cerveau. Mais le lien de cause à effet n’est pas une évidence : les gens qui font attention à leur alimentation pratiquent souvent une activité physique régulière et veillent à bien régler leur sommeil, ce qui est également bon pour leur cerveau. Mais les preuves s’accumulent et le rôle de certains aliments, tels les acides gras insaturés omega 3 contre la dépression et la psychose, celui des aliments fermentés contre l’anxiété, du thé vert riche en antioxydants contre la démence, est désormais bien établi.

Quel régime adopter ?

Le régime le plus connu pour ses bienfaits sur la santé est celui dit « méditerranéen », qui intègre beaucoup de fruits et légumes, poisson, céréales complètes, huile d’olive et viande maigre, accompagnés de vin rouge avec modération ; les apports en sucres et aliments transformés y sont faibles. Les adeptes de ce régime sont significativement moins touchés par la dépression et les maladies cardio-vasculaires.

Deux autres types de régimes obtiennent des résultats comparables en termes de bénéfices sur la santé : le régime « japonais », à base de légumes riches en antioxydants (patate douce pourpre), algues, poisson et viande, et le régime « scandinave », à base de fruits (airelles), légumes, céréales complètes, produits de la mer, huile de colza, sans excès de viande et de produits laitiers.

Pour synthétiser, il n’existe probablement pas d’ingrédient miracle, mais plutôt des combinaisons d’aliments calibrées en fonction de l’environnement par des milliers d’années d’évolution.

Quelles différences avec la cuisine « occidentale », largement répandue ?

Selon une étude australienne, la « junk food » (sodas, snacks, hamburgers, frites, etc.) augmente significativement le risque d’anxiété et de dépression. Pire : elle agit sur la taille du cerveau ! Les adeptes de la « malbouffe » ont notamment un hippocampe réduit à gauche ; or, cette structure cérébrale joue un rôle central dans l’apprentissage et la mémoire.

Quelles sont les causes de cette nocuité ?

Les aliments riches en sucres déclenchent une cascade de réactions métaboliques conduisant à un emballement du processus inflammatoire, qui serait nuisible pour le cerveau. Deux méta-analyses, rassemblant les résultats de 53 études en 2010 et 2012 montrent que les patients souffrant de dépression présentent une augmentation significative des marqueurs sanguins associés à l’inflammation. Les régimes méditerranéen, japonais et scandinave ne provoquent pas ces inflammations et préservent les connexions entre les neurones.

Les principaux responsables ?

Les acides gras jouent un rôle crucial. Parmi eux, le DHA (docosahexaénoïque), composant essentiel de la membrane neuronale. Notre organisme est capable de le produire, à condition de disposer d’un autre acide gras omega 3, l’acide alpha-linolénique, apporté par une bonne alimentation.

Mais on ne saurait passer sous silence le rôle fondamental d’un autre facteur : la flore intestinale. En effet, notre intestin abrite des milliers de milliards de bactéries, champignons, et autres micro-organismes qui ont évolué avec nous, au fil des millénaires, et des études récentes montrent l’importance de ce microbiote sur notre cerveau.

Notamment, une seule semaine de régime « MacDo » suffirait pour faire perdre à un intestin normal un tiers des espèces composant son microbiote.

Quelles sont les conséquences d’une carence en flore intestinale ?

Cette carence fait chuter la production d’un neurotransmetteur, la sérotonine, que l’intestin assure à 90 %. Cette sérotonine est remplacée par des composés neurotoxiques synthétisés à partir du même précurseur, le tryptophane.

Conclusion : Pour un cerveau sain, soignons notre flore intestinale

Certains psychiatres ont ainsi franchi le pas et donnent systématiquement des conseils nutritionnels à leurs patients. D’autres spécialistes comme les endocrinologues, cardiologues ou gastro-entérologues, considèrent depuis longtemps ces conseils comme des évidences…

 

Retenons donc ceci : je mange, donc je pense.

 

https://www.cerveauetpsycho.fr/sd/neurosciences/cerveau-et-psycho-79-756.php

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