Christiane Sauri – Sophrologie & Hypnose, Immeuble LE MILLÉNIUM, 8 rue Aristide Boucicaut, ZAC Bonne Source 11100 Narbonne
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Comment la respiration synchronise l’activité cérébrale

Souffle et cerveau sont en étroite interaction, au point que la respiration influe sur notre psychisme : elle module aussi bien la conscience de soi que les capacités cognitives et les émotions.

La respiration : ça fonctionne comment ?

C’est une fonction particulière : si, tout comme le rythme cardiaque par exemple, la respiration est « auto régulée » (on respire sans avoir besoin d’y penser), elle est une des rares à pouvoir aussi être contrôlée ; on peut notamment retenir notre souffle, ou le doser subtilement jusqu’à produire des mots, des phrases, des intonations.

En fonctionnement normal, nos poumons se gonflent et se dégonflent plusieurs fois par minute. Les alvéoles pulmonaires permettent le passage de l’oxygène dans le sang, et le débarrassent du gaz carbonique.

Ce processus est orchestré par les muscles qui soulèvent et abaissent les côtes, et surtout le diaphragme. Ces muscles sont commandés par un système nerveux autonome situé dans le tronc cérébral pour ce qui est « automatique », et par certaines régions du cortex supérieur pour ce qui concerne la respiration volontaire.

Pour régler ce ballet, le cerveau se fonde sur une multitude d’informations remontant du corps par nos cinq principaux sens, informations essentielles à notre conscience de soi.

L’interaction est à double sens : quand le souffle est perturbé par une maladie, notre cerveau et notre psychisme en souffrent ; à l’inverse, des exercices respiratoires, comme ceux pratiqués pendant la méditation, le yoga ou la sophrologie, utilisent positivement cette interaction.

Un peu de symbolique

les lots latins anima et psyché avaient le double sens d’âme (ou esprit ) et de souffle. De même, le grec phrenos (que l’on retrouve dans « sophrologie ») désignait à la fois l’esprit et le diaphragme car, en séparant le « noble » (le thorax) du « vulgaire » (l’abdomen), ce muscle était considéré comme le garant de la pureté de l’esprit.

Précisément, quelles interactions ?

L’activité de nombreuses régions cérébrales oscille au rythme de la respiration ; notamment, il est prouvé que l’on mémorise mieux, et reconnaît plus vite une expression apeurée pendant l’inspiration que pendant l’expiration.

La respiration participe efficacement à notre connaissance de soi car elle est à la convergence des informations « internes » (proprioception) que des informations externes (fournies par nos cinq sens).

Ainsi, lorsque la respiration est perturbée, le psychisme l’est aussi, et inversement.

Avoir du mal à respirer diminue par exemple la perception de la douleur, perturbe la réalisation de tâches simples, dégrade les capacités d’attention soutenue, et altère la reconnaissance des émotions chez les autres. Mais c’est surtout sur notre propre état émotionnel que les maladies du souffle exercent l’influence la plus néfaste : anxiété, peur, colère, voire frustration ou abattement.

A l’inverse, en se concentrant sur notre respiration, nous accédons à toutes sortes de sensations associées : on ressent l’air qui passe par le nez, on l’entend s’engouffrer, on sent les poumons et le ventre se gonfler.

Quels effets positifs attendre ?

Des exercices respiratoires réguliers déclenchent des mécanismes de neuroplasticité dans le cerveau, générant des bénéfices souvent durables. Le terme « neuroplasticité » désigne la capacité du cerveau à se modifier tout au long de la vie, comme lors d’un apprentissage.

Une respiration lente et profonde stimule le système parasympathique (qui apaise l’organisme). L’effet inhibiteur s’étend aux pulsations cardiaques, et également sur certains centres cérébraux des émotions, produisant un effet relaxant.

En revanche, une respiration forcée mobilisant des ressources corticales, il ne faut pas attendre d’effets cognitifs prononcés pendant les exercices eux-mêmes.

Comment pratiquer ?

Beaucoup d’approches « corps/esprit » préconisent une respiration « par le ventre » (par contraction du diaphragme), probablement parce les lobes inférieurs des poumons, les plus volumineux, activent davantage de récepteurs, et stimulent davantage le nerf vague. De plus cette pratique mobilise plus de ressources cérébrales, ce qui a pour effet induit de s’extraire du monde extérieur, mettant à distance les éléments préoccupants ou stressants.

La méditation pour sa part, modifie l’activité de nombreuses aires cérébrales, voire leur volume. L’insula, notamment, deviendrait moins réactive, déclenchant moins de stress et d’anxiété dans les situations difficiles.

 

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